jeudi 15 septembre 2011

Bali # Carte postale n°4 : Amed

Entre Sidemen et Amed, je suis retournée passée une nuit et une journée à Ubud pour une raison bien particulière : un trek avec Jean de la Jungle (son site).
Ce sera aussi l'occasion de retrouver un petit peu de Bordeaux à Bali, avec Camille et Manuel, fraichement arrivés de Malaisie.
Jean de la Jungle, c'est LE guide qu'il fallait que je rencontre pour foncer les yeux fermés dans un trek de plus de 8 heures appelé The Wonderful World, et où nous savions que nous serions trempés dès la première 1/2 heure passée et ce pendant les 7h30 restantes - avec des vidages de chaussures récurants. Nous rencontrerons aussi ce peuple de tailleurs de pierre si remarquable avec ces femmes qui portent sur leurs têtes des kilos de pierres et n'hésite pas à traverser la rivière et escalader les monts. Ce sera mon plus beau souvenir de Bali, vous ne verrez aucune photos, préférant protéger mon appareil au fond du sac étanche de Jean - et heureusement - la chute ayant eu lieu ! mais ça personne ne le verra ... à moins que ! :)
Le soir même, à moitié sèche et épuisée (par l'effort et le soleil), un nouveau Ketut me conduira jusqu'à Amed, tout à l'Ouest de l'île. Cette fois-ci climatisée, avec un chauffeur bavard, j'arrive à 20h en pleine nuit avec pour seule envie une bonne douche et un bon lit. Je penserais à manger le lendemain !
Amed et ses plages de sable noir, 
Amed et sa mer remplie de poissons multicolores,
Amed et les français (oui oui un lieu rempli de français),
Amed et sa vue sur le Mont Batur (encore lui!),
Amed et ses enfants vendeurs de colliers de perles et autres cerfs-volants bateau,
Amed et ses chauffeurs, dragueurs, qui m'auront presque fait regretter Ubud à des moments,
Amed et la villa de Camille & Manuel face à la mer,
Amed, destination indispensable pour celui qui passe à Bali !

Bali # Carte postale n° 3 : Sidemen

Dernière matinée à Ubud, j'en profite pour faire un tour à la Monkey Forest, une des attractions les plus touristiques du coin. Pas très rassurée (on m'avait dit qu'on apprenait aux singes à voler), mon appareil photo dans les mains et sans bananes, je m'enfonce dans la forêt tropicale. Très vite le ton est donné, les petits macaques par centaines, courent, jouent, crient, se battent, ou s'occupent de leur bébé.
Très photogéniques pour certains, je quitte Ubud pour la journée.







J'ai trouvé un chauffeur à l'angle du marché qui aura bien voulu m'emmener à Sidemen - destination beaucoup moins touristique - pour un prix raisonnable. Je découvre son petit van blanc, tout cabossé, avec une ficelle qui me sert de ceinture et sans option climatisation, j'ai apprécié la discrétion de mon chauffeur, Ketut (*), qui m'aura laissé découvrir ses magnifiques paysages de rizières en terrasse, tellement caractéristiques de Bali.

vue depuis la piscine de mon hôtel
le Mont Batur est apparu au coucher du soleil - maginfique
Sidemen est une de ses villes de Bali où le repos est roi, ballades mais aussi découverte d'une usine de tissage - où tout d'un coup on retourne des années en arrière avec ses jeunes filles en train de travailler d'arrache-pied sur le machine à tisser en bois dans cet hangar fait de bric et de broc.
 
J'ai aimé la sérénité de ce lieu - inversement différent d'Ubud.

* Petite aparté sur les prénoms, rigolote à signaler, quant tu comprends vite que tout le monde porte le même prénom (ou presque) - fille ou garçon : les prénoms balinais

Bali # Carte postale n°2 : Ubud crémation royale

Premier réveil au son des nombreux coqs qui vivent en liberté à Bali. La veille le manager de l'hôtel m'avait averti qu'allait avoir lieu une des plus grosses crémations de l'île en plein cœur d'Ubud. L'électricité pourrait même y être coupée pendant toute la cérémonie (la tour de crémation faisant plus de 25 mètres de haut, les fils électriques empêchaient son passage). Je savais qu'à Bali les crémations sont des cérémonies un peu particulières, on fête la deuxième vie à venir du défunt, selon la religion hindouiste, mais j'avais omis qu'il existait encore une famille royale à Ubud. Donc sous une chaleur étouffante, me voilà partie pour affronter la foule et voir une partie de cette cérémonie royale.








Je n'aurai pas suivi le cortège jusqu'au bout, épuisée d'avoir attendu plus de 3h en plein soleil avec une petite bouteille d'eau et effrayée en même temps par les immenses mouvements de foule, parfois dangereux.
Pour vous donner une idée plus précise de la fête, sans la chaleur, mais avec le son et la foule, voici une vidéo très représentative :